L’actrice a d’abord évoqué l’ambivalence de la situation, reconnaissant avoir "trouvé normal" des agissements aujourd’hui inacceptables. "J’ai été victime de comportements totalement abusifs et inappropriés", a-t-elle confié, soulignant le contexte de l’époque qui rendait tolérables certains abus.
Karin Viard a ensuite donné des exemples précis, mentionnant des salaires inférieurs aux hommes, des remarques misogynes et des attouchements physiques. "Qu’on me pelote, qu’on me moleste un peu physiquement (...) au fond je trouvais ça lourd", a-t-elle déclaré, précisant qu’elle se défendait parfois, mais que la honte restait souvent du côté de la victime.
Cependant, l’actrice a salué le mouvement actuel de libération de la parole, affirmant qu’il est "nécessaire que la honte change de camp". "C’est très, très important. Dans ce sens, Judith Godrèche a bien fait de parler", a-t-elle souligné.
Interrogée sur l’impact de sa notoriété sur ces agissements, Karin Viard a révélé une anecdote saisissante. "Sur Potiche, je me suis fait peloter par Gérard Depardieu", a-t-elle déclaré. "A qui j’ai dit : ’Oh mais ça ne va pas !’ Et qui a arrêté immédiatement.". Ce dernier a été accusé d’agression par d’autres femmes.
Ce récit poignant met en lumière la persistance des abus dans le milieu du cinéma, même envers des actrices renommées. La force de Karin Viard réside dans sa capacité à briser le silence et à encourager d’autres femmes à se faire entendre.