
Alors qu’un projet de loi évoqué par la fin de vie suscite l’attention, Marina Carrère d’Encausse, qui avait réalisé un documentaire sur le sujet quelques mois auparavant, s’est confiée sur son drame personnel.
Marina Carrère d’Encausse a raconté le terrible accident de voiture qui a failli lui coûter la vie, alors qu’elle n’était âgée que de 24 ans.
La co-animatrice du Magazine de la santé sur France 5 avait été victime d’un grave accident de voiture , ce qui lui avait valu à l’époque une hémorragie interne et de très graves brûlures.
« Ma brûlure était encore le moindre mal car elle ne mettait pas ma vie en jeu », se rappelle la complice de Michel Cymès.
« C’est douloureux, désagréable - car on avait un corps intègre et ce n’est plus le cas parce qu’on a des cicatrices - mais j’ai surtout eu une hémorragie interne , une péritonite (il s’agit d’une infection provenant d’une suppuration ou d’une perforation du tube digestif), je me suis éclatée absolument tout dans l’abdomen », poursuit-elle.
Ce que l’animatrice se rappelle surtout, c’est « la peur panique de mourir ».
« J’ai passé ces heures à dire : ’Je ne vais pas mourir’. Et pendant six heures les médecins ont dit : ’Vous êtes médecin, vous savez ce que c’est...’ J’ai essayé de tenir et au bout de tout ce temps, ma mère, qui n’était pas en France et a pris un l’avion afin de me rejoindre, est arrivée. Je lui ai dit : ’Maman je ne vais pas mourir ?’ Elle m’a dit ’non’. C’est à ce moment-là que j’ai lâché prise et que je suis tombée dans le coma », se souvient-elle.
« Six heures à se dire que l’on va mourir, ça vous marque à vie, en bien comme en mal, et ça laisse des grandes failles », continue-t-elle.
« Les mois passés à l’hôpital ont été très utiles parce que j’ai appris ce que l’on doit dire aux patients, comment il faut se comporter », explique-t-elle. On apprend le respect, la pudeur (...) et surtout que le patient est beaucoup plus essentiel que le médecin ».
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