La premier ministre était en effet l’invité hier soir de Laurent Ruquier.
Et si son interview s’est très bien déroulée, son intervention a en revanche était contrariée par le tacle de Jérémy Ferrari, qui lui a notamment reproché la présence de Johnny Hallyday à l’hommage rendu à Charlie Hebdo.
Le rockeur de 72 ans n’aurait pas été la tasse de thé des caricaturistes morts en janvier dernier.
« Maintenant, les membres de Charlie Hebdo et leur mort appartiennent à notre communauté nationale et nous nous projetons dans Charlie », explique Manuel Valls auquel Jérémy Ferrari n’a pas manqué de rétorquer : « Moi je pense que la mort de quelqu’un appartient d’abord à la personne et à sa famille ».
« Ces gens n’aimaient pas Johnny donc je ne crois pas que ce soit une bonne idée qu’il y ait Johnny. Comme je ne crois pas que des gens comme Ali Bongo, qui est un dictateur africain, soit présent à l’hommage de personnes mortes pour la liberté d’expression », précise-il ensuite.
L’humoriste a ensuite reproché à Manuel Valls ses propos sur les djihadistes. Le premier ministre affirme que les terroristes n’ont qu’une seule envie, celle de mourir, constat qu’il ne partage pas avec Jérémy Ferrari.
« Renseignez-vous, car vous développez tout une réflexion sur un truc qui est faux », lance-t-il. « Vous vous êtes en guerre. Votre gouvernement est en guerre. Nous, nous ne sommes pas en guerre. Nous, on se fait tirer dessus quand on va voir des concerts ».