Toutefois, la stratégie de ses avocats ne se concentre pas sur la culpabilité ou l’innocence de l’animateur, mais sur des irrégularités procédurales, rapporte Le Parisien.
Les défenseurs de Plaza, Mes Carlo Alberto Brusa et Hélène Plumet, ont déposé deux questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) qui remettent en question les conditions de convocation de leur client et les incapacités totales de travail (ITT) accordées aux plaignantes.
">August 18, 2024
Les avocats de l’animateur star de M6 mettent en avant le flou juridique entourant la notion d’ITT, qu’ils estiment "pas suffisamment claire et précise pour répondre aux exigences de légalité des délits et des peines".
Ils contestent également la validité des ITT accordées à l’une des victimes présumées, notamment parce qu’elles auraient été prononcées par un médecin interne non encore diplômé.
Si la Cour de cassation juge les QPC recevables, le procès pourrait être reporté. Dans le cas contraire, les avocats de Plaza plaideront la relaxe en contestant la formulation même des accusations.
Pour eux, le terme "habituel" ne s’applique pas aux violences reprochées, et la qualification de "concubinage" entre Plaza et les plaignantes est également contestée.
Ce procès, qui semble s’orienter vers une bataille juridique sur la forme plutôt que sur le fond, pourrait bien détourner l’attention du cœur de l’affaire : les accusations de violences portées par deux femmes.
Malgré ces enjeux, Stéphane Plaza bénéficie toujours du soutien de M6, selon Mediapart. La décision finale du tribunal reste à venir.