"Tout le monde assume aujourd’hui la rupture avec le chef de l’État," confie un haut fonctionnaire du gouvernement dans les colonnes de Paris Match.
Même ceux que le président a aidés à émerger, comme Gabriel Attal, affichent désormais leur volonté de s’éloigner de Macron. "J’ai assisté à toutes ses réunions publiques durant la campagne," raconte un proche du Premier ministre, "et il n’a pas cité une seule fois le chef de l’État. Cela aurait été impensable avant la dissolution."
Conscient qu’Emmanuel Macron "a voulu le cramer," Gabriel Attal, qui serait célibataire, n’a désormais qu’une chose en tête : préparer "le jour d’après."
Selon ce proche, le premier ministre est prêt à lancer un mouvement politique dès le lendemain du second tour. "Mais pas trop tôt," tempère un autre, "car les Français détestent l’ingratitude."