’Il fallait gagner ma vie tout en suivant mes études de sciences politiques et de langues orientales’, confie tout d’abord le journaliste, qui à 20 ans, multipliait les jobs.
À l’été 1968, Patrick Poivre d’Arvor est embauché comme veilleur de nuit dans un hôtel parisien, où il a assisté à une tentative de suicide.
’Une femme plutôt âgée passe autour de son cou un gros sac noir avant de se laisser glisser dans l’eau. Je saisis une bouée fixée au pont et je cours jusqu’à la rive. Je plonge à moitié, mon ami Thibaut (le prince Thibaut d’Orléans) me retient par les chevilles, j’attrape cette femme et parviens à la tirer de l’eau. Elle se débat et le sac est lesté’, se souvient PPDA.
Une longue discussion s’en est suivie.
’Elle nous raconte sa triste histoire en nous faisant promettre de ne rien dire à personne, surtout pas à son fils. Mme B., qui a plus de 70 ans, est atteinte d’un cancer. Deux jours auparavant, elle a déjà tenté de se suicider du haut de l’immeuble de l’Insee, quai Branly, où elle a été femme de ménage’, poursuit PPDA, qui a gardé le contact avec cette femme, jusqu’à ce que l’un de ses courriers lui soit retourné avec la mention "inconnu à cette adresse’.
’Je n’oublierai jamais cette femme, ni le bonheur que j’ai éprouvé à l’avoir sauvée, de lui avoir donné un peu d’attention’, conclut-il.