Pour Maya Kandel, cette fusillade constitue un moment charnière dans la campagne présidentielle de Donald Trump : "C’est terrible à dire, mais d’un strict point de vue politique, le candidat républicain ne pouvait rêver mieux."
Cet événement vient en effet renforcer le discours que Trump martèle depuis le début de sa campagne : celui d’une victime et d’un rempart face à un "establishment" corrompu et hostile au peuple américain.
"Il passe son temps à se présenter en martyr de la cause, qui s’offre en bouclier contre les attaques de l’establishment contre les sans voix", explique Maya Kandel. "À travers moi, c’est vous que l’on cherche à faire taire, vous que l’on poursuit en justice...", répète-t-il lors de ses meetings.
Selon l’historienne, Trump ne manque pas d’habileté dans sa façon de tirer profit de cet incident. Il instrumentalise cette tentative d’assassinat pour se présenter comme un homme persécuté, un défenseur du peuple assiégé par ses ennemis.
Cependant, Maya Kandel met en garde contre les dangers de cette stratégie. En se positionnant comme une victime, Donald Trump risque de radicaliser davantage ses partisans et de nourrir un climat de haine et de violence.
« Il passe son temps à se présenter en martyr de la cause, qui s’offre en bouclier contre les attaques de l’establishment contre les sans voix. « À travers moi, c’est vous que l’on cherche à faire taire, vous que l’on poursuit en justice… », a-t-elle indiqué.
">July 15, 2024