La comédienne est actuellement en pleine promotion de so dernier livre « À corps ouverts, qui paraîtra le 28 mars prochain.
Et elle balance sur le réalisateur Benoît Jacquot, accusé de« viols avec violences sur mineure » par Judith Godrèche.
Le réalisateur est qualifié de « prédateur ». Leur collaboration remonte à 1999. Elle n’était âgée que de 17 ans.
« On me prévient que Benoît Jacquot aime bien les très jeunes femmes », s’est-elle souvenue.
Une séquence traumatisante est relatée par Vahina Giocante.
Sur l’une des scènes, la comédienne devait sortir d’un lit « en tee-shirt assez long et noir ».
« Il vient me voir et me dit : ’j’aimerais qu’on la refasse mais je veux que tu enlèves ta culotte », s’est-elle rappelée.
Une directive qu’elle a refusée car il n’y avait « aucune justification ». « Tu ne discutes pas, c’est mon film, c’est comme ça », lui a répondu le réalisateur. Furieuse, Vahina Giocante est retournée dans sa loge et a demandé un sous-vêtement de couleur chair pour ne pas être « sans rien », « Je me sentais très vulnérable », confie-t-elle.
Le réalisateur ne s’était pas rendez compte de la supercherie.
« Il me regarde avec son regard en biais. On finit puis il vient me voir et me dit : ’tu vois quand tu veux, ce n’était pas si difficile’ », a-t-il indiqué. Elle s’était sentie salie.
Par la suite, Benoît Jacquot a, selon elle, continué son petit jeu mais voyant que cela ne prenait pas, il l’a mise en garde. « Si tu es gentille, tu feras le prochain [film] », a-t-il déclaré. Et à l’actrice de lui répondre : « une gentille fille » : « Gentille, c’est-à-dire, de ne pas m’opposer, de ne pas dire non ».
« Il n’a pas été gentil non plus pendant le reste du tournage, mais au moins, j’étais tranquille », a-t-elle fait savoir sur TF1.